La La Land (2017) Damien Chazelle

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La La Land (2017) Damien Chazelle

Message par El Houba le Jeu 23 Fév - 18:29

Quelqu'un est allé le voir ? Les critiques étaient en général dithyrambiques. Mais j'ai entendu des avis assez differents.
La critique de regard en coulisse reflète assez bien ce que j'ai ressenti.

C'est vrai que les 5 premières minutes laissent présager d'un feu d'artifice. Ça se calme ensuite pour se concentrer sur le couple.
Je ne pense pas que le film mérite de rafler les oscars mais il m'est assez sympa et la musique est superbe.


http://www.regardencoulisse.com/la-la-land-critique/

avatar
El Houba
Sheriff John Grant
Sheriff John Grant

Messages : 1570
Cartouches : 1962
Réputation : 22
Date d'inscription : 18/04/2010
Age : 69
Localisation : au bord du Rio Bravo

Revenir en haut Aller en bas

Re: La La Land (2017) Damien Chazelle

Message par Cooper le Ven 24 Fév - 20:18

Non vu en ce qui me concerne Christian, mais cela mérite cependant d'être porter à notre attention, j'ai seulement vu quelques extraits de ce sympathique film sur fond de comédie musicale et notons au passage une remarquable et formidable distribution avec dans les rôles principaux Ryan Gosling (Sebastian), Meagen Fay (la mère de Mia), Emma Stone (Mia) ...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

L'HISTOIRE

A Los Angeles, Mia, aspirante actrice, est fatiguée d'enchaîner les auditions. Sebastian, un pianiste de jazz, est remercié du club miteux où il exerce car son jeu n'est pas assez accessible aux touristes de passage. Les deux jeunes gens se rencontrent dans un embouteillage, partent sur de mauvaises bases avant de découvrir leurs nombreux points communs. Ils tombent amoureux l'un de l'autre.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ryan Gosling et Emma Stone

Sebastian veut monter son propre club pour y jouer enfin la musique qu'il aime et encourage Mia dans ses projets. Il est engagé dans un groupe dont le style est aux antipode du sien, s'absente trop souvent et s'éloigne de son rêve. Ce qui inquiète Mia...

La critique de TELERAMA affiche cependant un POUR et CONTRE !
Critique lors de la sortie en salle le 25/01/2017
Par Louis Guichard; Pierre Murat


LE POUR

Du sadisme de Whiplash, qui a révélé le réalisateur américain Damien Chazelle, en 2014, il reste des échos dans La La Land. Comme le jeune batteur de ce film-là, dressé à la cravache par un chef d'orchestre impitoyable, Mia (Emma Stone) et Seb (Ryan Gosling) encaissent toutes sortes d'humiliations sur leurs chemins respectifs : une carrière d'actrice pour elle, l'ouverture d'un club de jazz pour lui. Mais ces épreuves vers un hypothétique accomplissement ne sont plus l'unique obsession du cinéaste. En témoigne l'époustouflante scène d'ouverture sur une bretelle d'autoroute saturée de Los Angeles, direction Hollywood, où les deux héros n'apparaissent que tardivement. Des dizaines d'automobilistes sortent de leur véhicule et se mettent à danser au soleil, à chanter leur joie, leur enthousiasme pour leur ville et sa spécialité, le show-business.

Au vu de cette kyrielle de personnages, on pourrait croire à un film choral — en plus d'être (souvent) chanté. Fausse piste. La La Land se resserre sur Mia et Seb. Mais reste, pendant plus de deux heures, formidablement pluriel et foisonnant. L'énergie de Damien Chazelle, 32 ans, le pousse à toutes sortes d'acrobaties de mise en scène et de montage, mais aussi à traquer la multiplicité des sentiments et des émotions derrière chaque situation. L'aspirante comédienne repart vaincue et blessée d'auditions où elle brille pourtant. Le pianiste qu'interprète Ryan Gosling avec une classe incomparable se bat pour ses projets, mais il se sait obsédé par une musique (le jazz pur et dur) en voie d'extinction, ou déjà disparue. Il vit seul, encombré de reliques liées à sa passion, dans un appartement-mausolée.

L'histoire d'amour elle-même change sans cesse de tonalité. Comme à l'âge d'or de la comédie hollywoodienne, Mia et Seb s'agressent d'abord mutuellement chaque fois qu'ils se rencontrent. Plusieurs indices suggèrent que le désir de la jeune femme pour le musicien n'est pas réciproque. Plus tard, l'ivresse de leurs sentiments devenus impérieux inspire à Damien Chazelle de superbes variations chorégraphiques sur le thème de l'envol... Puis le film devient un traité acéré de la désillusion amoureuse sur fond d'aspirations professionnelles contrariées. « Tu m'aimais mieux quand je galérais, parce que ça te rassurait ! » est la réplique cinglante de Seb à Mia après deux saisons de vie commune.

Pour ces amants artistes, il y a quelque chose de plus attirant, de plus grand que leur amour, et même que leur art : le rêve. Celui qu'ils se font d'eux-mêmes, de leur histoire, de leur avenir. Fantasmer le bonheur fait déjà leur bonheur. Los Angeles est la ville qui transforme chaque moment banal en scène de cinéma, la chambre d'écho magique qui fait basculer le quotidien vers la fiction la plus radieuse. Damien Chazelle ne se prive pas de filmer tous les coins traversés par ses deux héros comme les décors mythiques qu'ils furent et demeurent. Notamment l'Observatoire, si présent dans La Fureur de vivre, de Nicholas Ray, film préféré de Sebastian.

Ce tourbillon de chansons et de numéros dansés ambitionne de retrouver le lustre d'un Hollywood légendaire. Pour ne parler que de ces vingt dernières années, d'autres films ont plus ou moins échoué dans cette tentative : Nine (Rob Marshall), par académisme, et Moulin Rouge (de Baz Luhrmann), par outrance. La La Land y parvient grâce à un équilibre rare entre la dévotion perfectionniste et la relecture inquiète. Même si Ryan Gosling et Emma Stone ont travaillé de longs mois leur chant et leur danse, une fragilité émouvante dément, par instants, leur professionnalisme. Tout comme l'optimisme américain du film se laisse lézarder par la mélancolie. Au pays de Chantons sous la pluie, référence glorieuse, indépassable, Damien Chazelle le conquérant donne libre cours à son goût pour Jacques Demy et pour les amours impossibles. — Louis Guichard


LE CONTRE

On a une telle nostalgie des comédies musicales américaines de jadis qu'on accepte la plus petite tentative actuelle avec une sorte de béatitude, sans se poser de question. Sur l'aptitude de Damien Chazelle à filmer des ballets, par exemple. Excepté le premier, dont le style évoque joliment Les Demoiselles de Rochefort, ils sont d'une platitude totale. A l'image de la chanson principale, City of stars, visiblement composée par Justin Hurwitz sur deux notes et demie pour permettre à Ryan Gosling de l'interpréter.

Il est parfait, Ryan Gosling. Le meilleur du film, c'est lui : charmeur, élégant, comme le héros de tout « musical » qui se respecte. On ne saurait en dire autant d'Emma Stone, tant aimée chez Woody Allen (Magic in the moonlight et L'Homme irrationnel), exaspérante ici, abusant de mines et de moues que le réalisateur n'a pas eu, ­visiblement, la force de lui interdire.

Tout est lent, trop lent. Et long, trop long. Si lent, si long que l'histoire de ce couple qui se défait finit par verser dans l'insignifiance. Un beau sujet, pourtant, que la cruauté du temps sur les amours finissantes : qu'on se souvienne de Nos plus belles années, de Sydney Pollack, où les retrouvailles mélancoliques de Barbra Streisand et Robert Redford, au coin d'une rue de New York, donnaient le frisson.

Ou du dénouement, presque tchékhovien, du tout récent Café Society, où Woody Allen faisait se croiser à distance les regards tristes de Kristen Stewart et de Jesse Eisenberg. Les rapports de force entre les êtres (voir Whiplash, son premier long métrage) semblent convenir davantage au jeune réalisateur que l'inévitable érosion des sentiments. Cette « chronique des pauvres amants », pour reprendre le titre d'un film italien des années 1950, indiffère totalement. — Pierre Murat


Source Télérama

_________________
ADMIN MARSHAL J. COOPER
« Je regardai, et voici que parut un cheval de couleur pâle, et celui qui le montait, se nommer mort, et l'enfer l'accompagnait ... «
( Pale Rider, le cavalier solitaire )  


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
Cooper
Adm. Marshal J. Cooper
Adm. Marshal J. Cooper

Messages : 7207
Cartouches : 8439
Réputation : 41
Date d'inscription : 23/11/2010
Age : 49
Localisation : Lahood-californie

http://roswell1947.forumgratuit.org/forum

Revenir en haut Aller en bas

Re: La La Land (2017) Damien Chazelle

Message par Cooper le Ven 24 Fév - 20:24


_________________
ADMIN MARSHAL J. COOPER
« Je regardai, et voici que parut un cheval de couleur pâle, et celui qui le montait, se nommer mort, et l'enfer l'accompagnait ... «
( Pale Rider, le cavalier solitaire )  


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
Cooper
Adm. Marshal J. Cooper
Adm. Marshal J. Cooper

Messages : 7207
Cartouches : 8439
Réputation : 41
Date d'inscription : 23/11/2010
Age : 49
Localisation : Lahood-californie

http://roswell1947.forumgratuit.org/forum

Revenir en haut Aller en bas

Re: La La Land (2017) Damien Chazelle

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum