Le vent de la plaine (1960) The Unforgiven

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Le vent de la plaine (1960) The Unforgiven

Message par Tyrone le Ven 22 Jan - 16:28

Le vent de la plaine - 1960 - The Unforgiven
Réalisateur John Huston (1906–1987)

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Avec Burt Lancaster , Audrey Hepburn , Audie Murphy
Lillian Gish dans les principaux rôles.

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Mon avis : Un chef d'œuvre sans doute, Burt Lancaster impeccable dans son rôle de chef de famille autoritaire et rude,
Audrey est ici adorable , Audie vieil habitué du genre ne surprend pas (sinon par sa moustache) toujours à la hauteur du personnage qu'il lui est attribué ;
mais Lillian Gish joue aussi merveilleusement bien avec son pâle visage inoubliable ; tout comme le poignant Joseph Wiseman qui inspire la crainte en "main vengeresse" de Dieu.

Les seconds rôles sont donc loin d'être à négliger , Charles Bickford "colle" bien en patriarche des Rawlings , les jeunes Doug McClure , Carlos Rivas et John Saxon (dans son premier western) sont convainquants.
C'est western est un régal , je le classe parmi les meilleurs de l'Histoire .


PS: je suis très étonné que ce film ne soit pas déjà à l'honneur sur notre forum.

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Re: Le vent de la plaine (1960) The Unforgiven

Message par Cooper le Ven 22 Jan - 19:22

J'avais pris la décision de l'éditer sous peu Tyrone comme d'autres films encore, mais bon voilà que tu as lu dans mes pensées Amigo !



Le Vent de la plaine, par son ambiance surréaliste au goût d’inachevé, annonce un tournant radical dans la carrière de Huston : ses deux films suivants, The Misfits (1961) et La Nuit de l’iguane (1962) consommeront la rupture avec l’imagerie classique hollywoodienne.

La critique du film annonce que ce western devait être un de ces nouveaux westerns des années 1960 où Hollywood dénonçait le racisme anti-indien. Un contre-emploi pour Audrey Hepburn. Une entrée fracassante d’un des piliers du film noir, John Huston, dans le monde codé d’un autre genre très américain. Les producteurs, qui voulaient en atténuer la charge idéologique, en décidèrent autrement, et le film ne plut réellement à personne, surtout pas à Huston, qui le désavoua vaguement. Rien à jeter pourtant dans Le Vent de la plaine, film étrange, au contenu parfois surréaliste, à la mise en scène sèche et maîtrisée. Un heureux « film mineur ».

Amateurs de cow-boys en action et d’Indiens en furie, passez votre chemin : il ne se passe (presque) rien dans Le Vent de la plaine, quoique la facture du film soit bien plus classique que celle d’un Huston ordinaire. Le cadre est pourtant bien rempli : l’arrière-plan n’est jamais laissé au hasard, permettant d’enchaîner les scènes avec une fluidité extraordinaire, comme lors de cette discussion entre mère et fille, où se profile, par la fenêtre de la maison, l’ombre d’un mystérieux inconnu annonciateur de mauvais présages... Présages dont l’on ne saura toujours pas grand chose au bout d’une heure de film : la révélation qui bouleverse la vie paisible de la famille Zacharie n’intervient en effet qu’après de nombreuses supputations, regards en coin et violentes confrontations.

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Rachel (Audrey Hepburn, parfaite jouvencelle à trente ans passés) vit paisiblement avec sa mère adoptive et ses trois frères dans un hameau reculé de l’Ouest américain. Elle a une relation passionnelle et très ambiguë avec son aîné, Ben (Burt Lancaster). Quelques scènes de jalousie et un mariage avorté dans le sang plus loin, leur amour réciproque saute aux yeux, et n’attend que la révélation sur la filiation véritable de Rachel pour éclore au grand jour, dans une scène très pudique (deux baisers, dont l’un hors champ). Bizarrement, on ne peut se défaire de l’impression qu’il fallait, envers et contre tout, unir amoureusement les deux stars du film, tout en y mêlant un parfum de scandale. Le Vent de la plaine, ce sont des personnages profondément hustoniens plongés dans l’eau bouillante d’Hollywood : un contraste peu ordinaire, qui fait paradoxalement la réussite du film.

Sans ignorer le scénario, Huston s’en désintéresse cependant rapidement. On retient moins du film le "message" identitaire peu convaincant : Rachel abat au demeurant assez facilement, et sans ciller, celui qui se réclame comme son « frère de sang ». Quant à Hepburn, elle est moins crédible dans le rôle que lui attribue le scénario (nous nous refusons tout de même à le révéler) qu’en celui de petite sœur virginale amoureuse de son grand frère (certainement celui qui a le plus intéressé Huston sans qu’il puisse l’exploiter à l’envi). Le film se veut bien moins "pro-Indien" que d’autres classiques comme La Captive aux yeux clairs ou Bronco Apache. On est surtout saisi par un assemblage de scènes spectaculaires, telle l’apparition du cavalier vengeur, armé de son sabre de la guerre de Sécession et aux airs de fantôme (ne clame-t-il pas à qui veut l’entendre qu’il « ne peut pas mourir » ?), la poursuite du même cavalier dans la nuit et le brouillard par les frères Zacharie ou la joie enfantine de Lilian Gish jouant Mozart sur un piano égaré au milieu de la plaine, tentant de couvrir le bruit des menaçantes flûtes indiennes...


LE SYNOPSIS

Une famille de fermiers, les Zachary, est installée au Texas depuis deux générations. Le père a été tué par les indiens Kiowas en défendant sa maison et un climat de haine contre les indiens s'est depuis installé dans la région, entre les deux communautés. Un vagabond, Abe Kelsey, vêtu d'une vielle tenue militaire, harcèle les Zachary en les défiant et en tenant des propos plus ou moins cohérents...

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