Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Message par Tyrone le Ven 17 Oct - 18:47

Le gentilhomme de la Louisiane (1953) "The Mississippi Gambler"

Réalisateur Rudolph Maté.
Avec dans les principaux rôles : Tyrone Power, Piper Laurie, Julie Adams, John McIntire.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Classé aventure/romance par IMDb
j'aime à penser que ce superbe film à sa place
sur mes étagères western.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

 ~ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]     Shoot First ... or Die * That is The Question !       [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] ~
avatar
Tyrone
Shérif Dan Blaine
Shérif Dan Blaine

Messages : 9379
Cartouches : 11418
Réputation : 15
Date d'inscription : 28/04/2010
Age : 59
Localisation : Far West

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Message par Cooper le Ven 17 Oct - 19:11

Le Gentilhomme de la Louisiane
"Mississippi gambler"

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Joueur professionnel, Mark Fallon est un joueur professionnel dans la Louisiane du début des années 1850. Il opère sur ces splendides bateaux à aubes qui glissent, légendaires, sur le fleuve. Aristocrate d’esprit sinon de naissance, il impose une vison honnête du jeu, ce qui ne manque pas de lui attirer de solides inimitiés, mais aussi la fidèle amitié de Kansas John Polly. Fallon rencontre la belle et farouche Angélique Dureau, dont il tombe amoureux sans la savoir promise à un banquier ami d’enfance, de son frère Laurent qui va lui vouer une haine tenace, et de son père Edmond, gros propriétaire de la Nouvelle-Orléans, qui sera lui séduit par les qualités du jeune homme.

Le film

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Quitte à susciter la haine tenace de certains, le joueur professionnel Mark Fallon impose la règle de l’honnêteté aux parties de poker qui enflamment les salons des bateaux à aube du Mississippi. En battant aux cartes l’aristocrate Laurent Dureau, il se fait deux nouveaux ennemis : Laurent Dureau lui-même, mais aussi sa soeur, Angélique, furieuse qu’un précieux collier ait servi à régler la dette de jeu. Bien que secrètement amoureuse de Fallon, celle-ci épouse George Elwood, un banquier véreux. Pendant ce temps, son frère entreprend de se venger de Fallon auquel il en veut à plus d’un titre…

Western or not western ? Definitely not western ! Le Gentilhomme de la Louisiane est un mélodrame sur fond d’imbroglio amoureux : le héros aime une femme qui ne peut pas l’aimer et n’aime pas la femme qui l’aime. Aux commandes Rudolph Maté qui assura sa maîtrise de la photographie en étant chef opérateur pendant plus de 25 ans auprès des plus grands réalisateurs, Carl Theodor Dreyer, Alexander Korda, Alfred Hitchcock, Orson Welles… Il réalisé une trentaine de films, dans tous les genres : western, aventures, film noir, dont Mort à l’arrivée (D.O.A.), probablement sa meilleure réussite.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Tyrone Power, un des acteurs majeurs de Hollywood dans les années 40 et 50, a souvent incarné, l’épée à la main, le héros romantique, le séducteur chevaleresque. Il est ici présent dans toutes les scènes, entre Ann la brune, interprétée par Julie Adams (la belle nageuse de La Créature du lagon noir) et Angélique la rousse, interprétée par l’infatigable Piper Laurie qui continue de tourner (elle tient le premier rôle dans un film d’horreur de 2012, Bad Blood… the Hunger, qui n’a guère fait parler de lui, beaucoup moins que Carrie où elle était la mère de l’adolescente troublée).

Également dans la distribution, John McIntire, vu dans trois westerns de référence dirigés par Anthony Mann : Winchester ‘73, Je suis un aventurier (The Far Country) et Du sang dans le désert (The Tin Star), dont le DVD n’a, curieusement, jamais été édité en France. Espérons qu’il s’ajoutera prochainement aux quelques 200 titres de la collection Westerns de légende, éditée par Sidonis Calysta.

Le scénario, plutôt banal, est racheté par les fastes des décors et des costumes ainsi que par la beauté de la photographie. Un film qui ne restera pas durablement dans les mémoires, mais qui se laisse voir sans déplaisir.

Le DVD

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le boîtier keep case s’insère dans un étui dans les tons bistre de toute la collection Western de légende. Le menu animé présente un choix entre la version originale avec sous-titres français imposés ou un doublage en français. Le changement de langue oblige à repasser par le menu et par le début du film.

Le supplément essentiel est la présentation de Patrick Brion (11’33”) qui a manifestement aimé ce film et cherche à communiquer l’envie de voir d’autres réalisations de Rudolph Maté : Les Années sauvages et Le Siège de la rivière rouge (tous deux dans la collection Western de légende). L’autre bonus est une galerie de 11 photos et affiches.

L’image déçoit. Elle a beau avoir été débarrassée des taches et rayures, elle donne une piètre impression du technicolor : couleurs délavées, résolution défaillante dans tous les arrière-plans, perte des détails dans les séquences en basse lumière. Quel contraste avec la qualité de la restauration du DVD de la même collection, sorti le même jour : La Taverne du cheval rouge !

Le son Dolby Digital mono 1.0, pratiquement sans souffle, assure la clarté des dialogues et donne une ampleur suffisante à la musique et à l’ambiance dans les deux versions.

Le film manque cependant de scènes d'action et, durée courte de l'époque oblige, la fin, trop précipitée, est assez peu crédible. Sinon, ce western reste tout de même un film distrayant.



_________________
ADMIN MARSHAL J. COOPER
« Je regardai, et voici que parut un cheval de couleur pâle, et celui qui le montait, se nommer mort, et l'enfer l'accompagnait ... «
( Pale Rider, le cavalier solitaire )  


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
Cooper
Adm. Marshal J. Cooper
Adm. Marshal J. Cooper

Messages : 7212
Cartouches : 8446
Réputation : 41
Date d'inscription : 23/11/2010
Age : 49
Localisation : Lahood-californie

http://roswell1947.forumgratuit.org/forum

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Message par Chris 68 le Ven 17 Oct - 21:07

L'année 1953, est une année bénie pour le cinéma américain. En effet, si l'application de la loi Sherman anti-trust au cinéma en 1949 et l'apparition de la télévision dans tous les foyers commencent à faire sentir au cinéma ces effets néfastes, le cinéma n'a peut être jamais été aussi bon qu'en ce début des années 50. Ainsi, la moisson de très grands films et de chef-d'oeuvres est impressionnante. On peut citer pour 1952, "chantons sous la pluie", "Ivanhoé" "Scaramouche", ou encore "la maitresse de fer", et pour 1953, "Jules César", "les chevaliers de la table ronde" et combien d'autres ! L'année 1953 a donc produit un cru cinématographique exceptionnel, comme rarement le cinéma mondial en produira plus tard. On peut clairement positionner "le gentilhomme de la Louisiane" à côté de ces très bons films. Alors, c'est vrai qu'il est un peu en retrait, que ce soit en terme de scénario, de musique et de romantisme. Mais il est dans le peloton de tête, que ce soit en terme de réalisation, de costumes, et de décors luxueux au possible permettant la recréation de l'univers de la Louisiane d'avant la guerre de sécession. De plus, l'interprétation des deux stars, Piper Laurie et Tyrone Power est excellente.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

On peut légitimement se poser la question de savoir si le film est un western ou un film d'aventures. Personnellement, je pense que c'est plutôt un film d'aventure. Le scénario est donc un peu linéaire. Mais néanmoins, il a en réserve des ressorts psychologiques insoupçonnés qui lui donnent un final assez étourdissant et pour ne pas dire surprenant. "Le gentilhomme de la Louisiane" nous fait donc tout de suite penser à "la maitresse de fer" tourné l'année précédente. Et c'est une très bonne référence. Le film est une production Universal. En effet, la Fox avait ainsi autorisé Power à tourner pour d'autres studios. La musique de Frank Skinner n'est pas la plus belle musique de film, composée, mais elle reste assez prenante pour rester touchante. On a donc globalement un très bon spectacle aux costumes parfaits, aux décors somptueux, et à la réalisation excellente, mais qui pêche un peu par un scénario un peu trop linéaire, voir étrangement découpé sur la fin. On passe malgré tout un très bon moment en Technicolor.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


hollywoodclassic.hautetfort.com/archive


_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
Chris 68
1er Mercenaire
1er Mercenaire

Messages : 667
Cartouches : 709
Réputation : 20
Date d'inscription : 01/06/2014
Localisation : El Paso (Texas)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Message par J.Randall le Sam 18 Oct - 23:10

Élégance, voici le maître mot de ce beau Mississippi Gambler (Le Gentleman de la Louisiane) que réalise Rudolph Maté en 1953. Élégance formelle, élégance des personnages et des sentiments décrits. Élégance des costumes et des maintiens, du moindre geste et du plus petit accessoire. Chaque plan du film, soigneusement composé et filmé par Irving Glassberg en un Technicolor à tomber est du velours pour les yeux. Je serais curieux de savoir comment se passait le travail entre Glassberg et Maté qui fut, avant de passer à la mise en scène, un très grand chef opérateur. Plusieurs fois oscarisé, ce qui ne veut pas forcément dire grand chose, il a travaillé pour Ernst Lubitsch, Fritz Lang, Orson Welles, Carl Dreyer, King Vidor et reste à jamais derrière les images de Rita Hayworth retirant les longs gants noirs de Gilda. Avec cela, j’ai un faible pour le cinéma de Maté dans le registre de ce que l’on appelle les petits maîtres américains des années quarante et cinquante.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Des réalisateurs qui contribuent à porter les derniers feux du cinéma hollywoodien classique, le plus souvent dans le registre du cinéma de genre, film noir, western, aventures, fantastique... Ils évoluent à la frontière entre série A modeste et série B confortable. On y trouve des personnalités attachantes comme Hugo Fregonese, André de Toth, Jacques Tourneur, Joseph H. Lewis ou Allan Dwan au si bel automne de sa longue carrière. Après des années au sommet de son art de directeur de la photographie, Maté passe donc à la mise en scène avec entre autres deux superbes films noirs D.O.A. (Mort à l’arrivée – 1949) et Union station (Midi gare centrale – 1950), la science-fiction catastrophe de When Worlds Collides (Le choc des mondes – 1951) et quelques excellents westerns comme The violent men (Le souffle de la violence – 1955) où Barbara Stanwyck reprend son rôle de femme fatale entre Glenn Ford et Edward G. Robinson , génial en patriarche paralysé. Tous ces films ont en commun leur économie de moyens, leur efficacité, le goût des situations compliquées et tendues à l’extrême, et une beauté plastique que l’on attend forcément d’un ancien directeur de la photographie. Ce qui nous ramène à la question initiale des rapports de travail entre Maté et Glassberg. Peut être que tout simplement et en grand professionnel, Maté laissait Glassberg faire son boulot tranquille.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le résultat est là sous nos yeux éblouis. Mississippi Gambler se situe à la Nouvelle-Orléans dans une Louisiane complètement idéalisé, rêvée. C’est un paysage de grandes bâtisses blanches à colonnes, de ces immeubles typiques avec balcons et frises, de majestueux bateaux à aubes glissant sur le « Old’man river » dans la clarté lunaire. Robes à crinolines, larges chapeaux, calèches aux lignes légères, fracs et hauts-de-forme, fines épées et verres de cristal, et puis encore les gants en dentelle que porte si sensuellement le personnage joué par Julia Adams. Formes, couleurs et textures sont rendus avec une infinie délicatesse. On aura beau jeu de souligner l’absence quasi totale des noirs dans cette histoire, comme de la moindre allusion à l’esclavage.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pas même l’image cliché du petit noir dansant au son d’un harmonica sur un quai. La Louisiane de Mississippi Gambler est une abstraction, l’expression visuelle de cette élégance au cœur du film. Reste pourtant l’extraordinaire séquence de la danse vaudou. Les héros du film vont s’encanailler avec naturel dans le quartier créole et assistent à la performance de Gwen Verdon, chorégraphe, épouse et collaboratrice de Bob Fosse, dansant un poulet blanc à la main au milieu de mâles superbes et torses nus. Célébration païenne des corps mise en parallèle avec les sentiments réprimés du couple vedette, cette scène est un joli moment de cet érotisme suggéré mais intense dont le Hollywood encore corseté par le code Hays était capable. Avec élégance.
avatar
J.Randall
Wanted: Dead or Alive
Wanted: Dead or Alive

Messages : 279
Cartouches : 304
Réputation : 3
Date d'inscription : 23/08/2014
Age : 50
Localisation : Las Tunas - Los Angeles Country, California

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Message par Tyrone le Dim 19 Oct - 8:47

cheers Merci à tous pour votre participation constructive, je pense que si nous continuons sur la même voie,
nous n'aurons pas à fermer le site ; au contraire , il brillera ! Wink
N'hésitez pas à prendre l'initiative d'ouvrir de nouveau topics ! 8)

The Mississippi Gambler 1953 - Tyrone Power & Piper Laurie.


_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

 ~ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]     Shoot First ... or Die * That is The Question !       [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] ~
avatar
Tyrone
Shérif Dan Blaine
Shérif Dan Blaine

Messages : 9379
Cartouches : 11418
Réputation : 15
Date d'inscription : 28/04/2010
Age : 59
Localisation : Far West

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Message par cahill le Dim 19 Oct - 8:49

Hello muchachos!!!!
Je rajouterai de mille feux!!! Wink
Excellent dimanche a tous!!!!!!!
avatar
cahill
Marshal Cass Silver
Marshal Cass Silver

Messages : 536
Cartouches : 590
Réputation : 9
Date d'inscription : 20/10/2010
Age : 56
Localisation : Houplines

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Message par Cooper le Dim 19 Oct - 9:07

Tyrone a écrit:
cheers Merci à tous pour votre participation constructive, je pense que si nous continuons sur la même voie,
nous n'aurons pas à fermer le site ; au contraire , il brillera ! Wink
N'hésitez pas à prendre l'initiative d'ouvrir de nouveau topics ! 8)

The Mississippi Gambler 1953 - Tyrone Power & Piper Laurie.


« Lu et approuvé » bounce

_________________
ADMIN MARSHAL J. COOPER
« Je regardai, et voici que parut un cheval de couleur pâle, et celui qui le montait, se nommer mort, et l'enfer l'accompagnait ... «
( Pale Rider, le cavalier solitaire )  


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
Cooper
Adm. Marshal J. Cooper
Adm. Marshal J. Cooper

Messages : 7212
Cartouches : 8446
Réputation : 41
Date d'inscription : 23/11/2010
Age : 49
Localisation : Lahood-californie

http://roswell1947.forumgratuit.org/forum

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Message par Chris 68 le Dim 19 Oct - 18:50

Pour conclure cet article Sur le film "The Mississippi Gambler", il faut ajouter que le récit met en scène une succession de gestes nobles de la part de personnages mus par de nobles passions. La frère faible et la banquier lâche exceptés. Chacun réagit de façon à la fois inattendue et espérée, ainsi des délicats rapports père-fille à l’ombre de la mère disparue, ainsi l’amitié amoureuse entre Fallon et Ann Conant dont il a provoqué le suicide du frère, ainsi cette scène émouvante où Fallon vient annoncer la mort du fils au père agonisant, mort provoquée par une bagarre entre Fallon et Laurent, jaloux. À ce moment, Edmond met au dessus des liens du sang le sentiment de filiation qu’il a pour Fallon, fils de cœur qui est le véritable détenteur des valeurs de l’aristocrate.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

En filigrane, Mississippi gambler est le portrait de rapports sociaux idéalisés qui sous l’apparence (l’aristocratie sudiste) exaltent des valeurs typiquement américaines communes à tous : compétence (armes, jeu, décoration), courage physique et moral, accomplissement personnel. Les héros sont des hommes et des femmes libres et entreprenants. L’estime que chacun peut porter à l’autre dépasse les barrières de classe, ce qui rend passionnant le rapport entre Fallon et le père fondé sur ce respect des compétences, comme ceux entre Fallon et Kansas John Polly ou Ann Conant. Seuls comptent la droiture et le respect de la parole donnée, ce qui crée des situations dramatiquement passionnantes. L’argent est un moyen, pas une fin et Fallon sait le perdre avec une désinvolture délicieuse.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pour porter cette noblesse de sentiments, il fallait une distribution de grande classe. Elle l’est. Tyrone Power est le héros parfait dans la lignée de ses compositions en capitaine de Castille, en pirate du Black Swan (Le Cygne noir – 1942), capitaine King ou Zorro (détail amusant, il croise dans ce film un second rôle joué par Guy Williams qui sera le fameux Zorro de Disney pour la série télévisée). Il est encadré d’un duo de charme, Piper Laurie piquante façon Scarlett O’Hara en Angélique Dureau, et la délicieuse et délicate Julia Adams personnifiant Ann Conant dont j’ai déjà évoqué toute la sensualité qu’elle a à porter des gants arachnéens. Le reste de la distribution est tout simplement parfait, de John McIntire, pour une fois dans un rôle très sympathique, lui qui fut un si beau salaud pour Anthony Mann, à Paul Cavanagh qui prête sa distinction à Edmond Dureau. Enveloppé de la partition enlevée de Franck Skinner, Mississippi Gambler est une manière de chef d’œuvre, l’élégance sur pellicule.


Sources: fichesducinéma - Vincent Jourdan
The Mississippi Gambler de Rudolph Maté.



_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
Chris 68
1er Mercenaire
1er Mercenaire

Messages : 667
Cartouches : 709
Réputation : 20
Date d'inscription : 01/06/2014
Localisation : El Paso (Texas)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le gentilhomme de la Louisiane (1953) Rudolph Maté

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum