Il était une fois dans l'Ouest (1968) Sergio Leone

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Il était une fois dans l'Ouest (1968) Sergio Leone

Message par Cooper le Dim 6 Avr - 18:58

IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST
C'era una volta il West

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Il était une fois dans l'Ouest (C'era una volta il West) est un film de Sergio Leone sorti en 1968. Ce film est considéré comme l'un des chefs-d'œuvre du genre western spaghetti. Il a permis un renouveau du western. En 2009, le film est entré dans le National Film Registry pour conservation à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis. La musique du film créée par Ennio Morricone reste aujourd'hui célèbre.

Il était une fois dans l'Ouest est un film dont l'action se passe lors de la conquête de l'Ouest américain. Il tourne autour de la construction du chemin de fer et met en scène divers personnages représentatifs des westerns classiques pour mieux les détourner. Ainsi, le film se trouve être le point au départ improbable entre western américain et western spaghetti.

Sergio Leone en fait une œuvre imposante et personnelle, ce qui serait la raison de son échec commercial aux États-Unis (où le film fut amputé de plusieurs scènes à sa sortie), contrairement à l'Europe qui lui a fait un triomphe. Certains spécialistes du cinéma ont également avancé que ce rejet du public américain était dû au refus de voir Henry Fonda dans un rôle de tueur d'enfant.

Claudia Cardinale hérite du rôle d'une jeune veuve au grand cœur, seul personnage féminin du film, Jason Robards celui de l'aventurier sans scrupule qui trouvera la rédemption. Henry Fonda joue une crapule embauchée par le patron du chemin de fer (Gabriele Ferzetti) pour hâter sa construction et Charles Bronson interprète un vengeur silencieux.

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Re: Il était une fois dans l'Ouest (1968) Sergio Leone

Message par Cooper le Dim 6 Avr - 19:14

SENS CRITIQUE

Si il y a un nom qui sera à jamais associé au western, c’est bien celui de Sergio Leone. Car le réalisateur italien a nom seulement réussi à redonner ses lettres de noblesse au genre (sa trilogie de l’Homme sans nom) mais il en aura aussi signé la fin avec Il était une fois dans l’Ouest. Pourtant, le film n’était pas prévu. C’est lorsqu’il attaquait Il était une fois en Amérique que les producteurs lui ont demandé un dernier western. Alors a germé dans son esprit l’idée de la trilogie « Il était une fois …»  racontant dans chaque film un pan de l’histoire des Etats-Unis, la fin de chaque période. Il en résulte 3 films à l’ampleur toute aussi vastes qu’ils sont personnels au réalisateur.

Il était une fois dans l’Ouest, le premier volet de la trilogie raconte donc l’histoire de l’arrivée du chemin de fer dans le grand ouest américain, signant la fin des aventuriers solitaires et de la conquête de l’ouest, le début de l’unification des états américains. Le signe de ce changement est donné dès la mémorable séquence d’introduction. 3 hommes sur un quai attendent le train. Chaleur est là, pesante, l’ambiance aussi. Leone prend son temps pour planter le décor, sans musique, au seul rythme de grincement d’une éolienne. Le train fini par arriver, laissant sur le quai opposé un mystérieux homme à l’harmonica qui descend en deux temps, trois mouvements les trois hommes. Cette séquence (dans laquelle devaient au départ figurer les acteurs emblématiques de la trilogie précédente), reflète directement les intentions de Sergio Leone. C’est tout un pan historique du western et des Etats-Unis qui prend fin.

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C’est après cette lourde et fascinante introduction que l’histoire débute vraiment et que les personnages centraux vont arriver. Et ces personnages sont les archétypes mêmes du western. Le bandit au grand cœur, l’homme sans nom qui tire plus vite que son ombre, la femme de joie dans une sombre histoire de vendetta personnelle … Mais si Leone nous les présente ainsi, c’est pour mieux les détourner et déconstruire le mythe du western. Les meilleurs exemples sont Henry Fonda en horrible salaud et tueur de famille et la sublime Caudia Cardinale, symbole du féminisme naissant. Il faut dire qu’avec l’aide de Bernardo Bertolucci et Dario Argento au scénario, Leone ne pouvait accoucher que de personnages hautement symboliques dans une intrigue vaste et prenante.

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On n’en dira donc jamais assez sur la présence mystérieuse de Charles Bronson, la gouaille de Jason Robards, le magnétisme d’Henry Fonda et le charme dévastateur de Claudia Cardinale. Les 4 acteurs sont justes parfaits. Mais nous pouvons par contre toujours louer la mise en scène d’un Sergio Leone toujours inspiré. L’alternance de plans larges et magnifiques (le passage par Monument Valley) et de plans très serrées (sur les yeux des personnages qui en disent tellement long) force les contrastes et fascine autant que les travellings et silences en place. C’est ici une véritable leçon de cinéma que nous offre Leone qui nous rappelle du coup pourquoi le western est le genre qui n’est abordé que sur grand écran (ou presque). Les duels sont toujours présents et la pression ne fait toujours que monter à mesure que l’on s’est intéressé à ces personnages désabusés.

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Évidemment, on ne peut parler d’un film de Sergio Leone, et en particulier Il était une fois dans l’Ouest, sans parler de la musique entêtante d’Ennio Morricone. C’est bien simple, le thème de l’homme à l’harmonica est devenu l’un des thèmes musicaux les plus connus au monde. Maintes fois copié, jamais égalé. Le compositeur révèle ici toute l’étendue de son talent pour apporter toute l’émotion aux images et faire parler les personnages à la places de lignes de dialogues qui auraient été superflues. Tout ces ingrédients sont au service de thématiques qui sont chère à Sergio Leone, et ça se sent. Cette seconde conquête de l’ouest et les progrès techniques font prendre conscience aux personnages qu’ils n’ont plus leur place dans l’Amérique qui se construit devant eux. Ils préfèrent alors s’isoler, comme s’ils sentaient la mort proche après un dernier baroud d’honneur. Ils auront beau se battre rien n’y fera, le monde évolue et il faut passer le relais. Un peu comme si Leone sentait qu’il devait passer à autre chose. D’autre part, l’argent joue son rôle plus que jamais et Leone n’hésite pas à en critiquer le règne (ce qu’il continuera à aborder dans cette trilogie).

Le film peut ainsi paraitre dépressif mais ce serait oublier l’espoir et la lumière qu’incarne Claudia Cardinale. C’est ici la première fois qu’un western de cette ampleur a tout de même un personnage féminin fort comme protagoniste principal et c’est assez révélateur de l’état de l’esprit de l’époque. Rappelons-nous que nous sommes en 1968 lorsque sort le film. En plus d’être produit pendant la guerre du Viet-Nam (ce qui a sans doute eu une influence sur le thème du changement présenté ici), c’est aussi à cette période que les mœurs se libèrent et que les femmes prennent conscience de leur potentiel. Le changement de mentalité et l’évolution des Etats-Unis se font grâce à une femme, une ancienne femme de joie qui plus est. Leone n’a pas besoin d’en dire plus pour montrer ce qu’il pense de l’évolution des USA à ce moment donné.

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Au final, Il était une fois dans l’Ouest recèle autant de pessimisme que d’optimisme mais surtout autant d’ampleur que d’éléments personnels à son auteur. C’est sans doute ce qui a dérangé aux États-Unis mais qui a au contraire bien marché en Europe. Le film est complètement intemporel et a de quoi traverser les années sans ombre tant il a de choses à dire. La petite et la grande histoire sont liés à la perfection dans ce qui restera à jamais un monument du cinéma. Il n’est plus étonnant de voir aujourd’hui les cinéastes rendre hommage à Sergio Leone tant son influence technique et artistique est incontournable (pour un certain Quentin Tarantino en particulier). Plus qu’un film culte, Il était une fois dans l’Ouest fait simplement partie de l’histoire du cinéma.

Source: MyScreens.


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Re: Il était une fois dans l'Ouest (1968) Sergio Leone

Message par Cooper le Sam 12 Avr - 21:31

SYNOPSIS et RESUME

Le film décrit deux conflits qui ont lieu autour de Flagstone, une ville fictive dans l'Ouest américain : une lutte autour de l'arrivée du chemin de fer et une vengeance contre un tueur froid.

Un joueur d'harmonica mystérieux (Charles Bronson) arrive par le train. C'est la longue scène d'ouverture du film, où l'on voit trois tueurs vêtus de cache-poussières (de longs manteaux maxi ; long dusty coats dans la version originale) envoyés par Frank l'attendre à la gare sous la chaleur. La séquence se prolonge pendant l'arrivée du train filmée depuis très loin. Quand le train s'éloigne, le joueur d'harmonica et les tueurs se trouvent face à face. Le joueur d'harmonica les abat tous les trois, tout en étant blessé. Pendant toute la suite du film, il ne sera connu que sous le nom de l'Harmonica.

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La trame principale tourne autour d'une lutte pour La source fraîche (Sweetwater en version originale), une propriété sur un terrain quasi-désertique près de Flagstone. Pendant longtemps, on se demande pourquoi le propriétaire Brett McBain (Frank Wolff) a fait construire ici une ferme pour s'y installer avec ses trois enfants. C'est beaucoup plus loin dans le film qu'on comprend que McBain a acheté ce terrain car il contient la seule source d'eau de la région. Il prévoyait que quand le chemin de fer arriverait, il devrait obligatoirement passer par cette propriété pour alimenter en eau ses locomotives à vapeur. McBain avait aussi acheté une grande quantité de matériaux de construction pour pouvoir construire une gare et des bâtiments tout autour.

Et effectivement la ligne de chemin de fer du magnat Morton (Gabriele Ferzetti) doit bien passer par Sweetwater. Morton envoie son âme damnée Frank (Henry Fonda) pour intimider McBain. Mais Frank et ses complices tuent McBain ainsi que ses trois enfants. Pour faire accuser du meurtre le Cheyenne (Jason Robards) et sa bande vêtue de cache-poussières, il en laisse un morceau sur les lieux de son forfait.

Jill (Claudia Cardinale), que McBain a épousée à La Nouvelle-Orléans, arrive à Flagstone par le train nouvellement créé. Évidemment, elle ne trouve personne venu l'attendre et elle loue une carriole pour rejoindre son mari. Cela vaut une séquence dans les collines de Monument Valley aux formes tellement reconnaissables. Arrivée à Sweetwater, elle découvre toute la famille massacrée et se retrouve héritière de la propriété. Elle décide tout de même de ne pas rentrer en ville et de rester à Sweetwater.

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Dans une auberge sur le chemin de Sweetwater, l'Harmonica rencontre le Cheyenne et sa bande qu'il prend pour la bande de Frank à cause des cache-poussières qu'ils portent, avant que le Cheyenne ne démente que les tueurs aient été envoyés par lui. Les deux hommes entretiendront par la suite une forme de sympathie à distance à travers leur collaboration. Arrivé à Sweetwater, l'Harmonica abat deux hommes envoyés par Frank pour tuer Jill. Il explique au Cheyenne que Jill perdra ses droits sur Sweetwater si au minimum la gare n'est pas construite quand le train arrivera. Le Cheyenne met alors ses hommes au travail pour construire les bâtiments à partir des matériaux disponibles.

Frank s'oppose de plus en plus à Morton, ce qui est facilité par l'infirmité de ce dernier. Après avoir enlevé Jill et couché avec elle, il la force à lui vendre la propriété à vil prix lors d'enchères en intimidant les autres acheteurs. Mais l'Harmonica fait une offre très supérieure basée sur l'argent de la prime pour la capture du Cheyenne qui était recherché. Après avoir repoussé une nouvelle tentative d'intimidation par Frank, l'Harmonica redonne la ferme à Jill. À ce stade, certains des hommes de Frank payés par Morton, qui veut reprendre le contrôle de la situation, essaient de tuer Frank. Mais l'Harmonica les en empêche pour garder ce privilège pour lui-même.

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Frank se rend à Sweetwater pour affronter lui-même l'Harmonica. Les deux hommes vont s'affronter dans un duel. À ce moment, le motif de la vengeance de l'Harmonica est révélé dans un flashback : quand l'Harmonica était enfant, Frank a tué son frère aîné de façon cruelle : il l'a fait pendre à une corde attachée au sommet d'une arche (tournée à Texas Hollywood) debout sur les épaules du jeune garçon et a enfoncé un harmonica dans la bouche de celui-ci. L'Harmonica tire le premier et blesse mortellement Frank. Juste avant de mourir, Frank lui demande encore qui il est. Il lui enfonce alors l'harmonica dans la bouche.

Débarrassés de Frank, l'Harmonica et le Cheyenne vont dire au revoir à Jill, qui supervise la construction de la gare alors que les équipes de poseurs de rail se rapprochent de Sweetwater. Le Cheyenne s'effondre alors, révélant qu'il a été touché par Morton quand lui et ses hommes se battaient contre ceux de Frank. Le prochain train amenant des rails arrive et le film se termine alors que Jill va donner à boire aux ouvriers et que l'Harmonica s'éloigne en emportant le corps du Cheyenne sur son cheval.

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Re: Il était une fois dans l'Ouest (1968) Sergio Leone

Message par Cooper le Sam 12 Avr - 21:46

FICHE TECHNIQUE

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Titre : Il était une fois dans l'Ouest
Titre original : C'era una volta il West
Titre anglais : Once Upon a Time in the West
Réalisation : Sergio Leone
Scénario : Dario Argento, Bernardo Bertolucci, Sergio Donati, Sergio Leone
Photographie : Tonino Delli Colli
Musique : Ennio Morricone, bande originale du film
Production : Fulvio Morsella
Distribution :Paramount C.I.C.
Pays d'origine : Italie et États-Unis
Langue originale : tourné en anglais, post-synchonisé en italien.
Format : Couleurs Technicolor - 2,35:1 (Techniscope) - 35 mm
Budget : $5 000 000 (estimation)
Genre : drame, western
Durée : 180 minutes
Film interdit aux moins de 13 ans à sa sortie en France, en accord parental de nos jours.
Dates de sortie : Italie : 21 décembre 1968
États-Unis : 28 mai 1969
Royaume-Uni : 6 juin 1969
France : 27 août 1969

DISTRIBUTION

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Charles Bronson : L'homme à l'Harmonica
Claudia Cardinale : Jill McBain
Henry Fonda : Frank
Jason Robards : Manuel Gutierrez dit « le Cheyenne »
Gabriele Ferzetti : Morton (patron du chemin de fer)
Frank Wolff : Brett McBain
Lionel Stander : Le barman
Keenan Wynn : Le shérif de Flagstone
Paolo Stoppa : Sam, le cocher
Jack Elam : Snaky (membre du gang de Frank)
Woody Strode : Stony (membre du gang de Frank)
Al Mulloch : Knuckles (membre du gang de Frank)
John Frederick : Jim (membre du gang de Frank)
Aldo Berti : Un joueur de poker (membre du gang de Frank)
Benito Stefanelli : Un joueur de poker (membre du gang de Frank)
Michael Harvey : Le lieutenant de Frank jouant au poker
Aldo Sambrell : Le lieutenant de Cheyenne
Enzo Santaniello : Timmy McBain (l'enfant assassiné par Frank)
Gaetano Santaniello : Patrick McBain
Simonetta Santaniello : Maureen McBain
Marco Zuanelli : Wobbles
Tullio Palmieri : Le charpentier ébéniste de Flagstone
Renato Pinciroli : Le premier enchérisseur aux enchères
Antonio Molino Rojo : Le deuxième enchérisseur aux enchères (membre du gang de Frank)
Frank Braña : L'homme fumant la pipe aux enchères (membre du gang de Frank)
Fabio Testi : L'homme avec le chapeau noir aux enchères (membre du gang de Frank)
Claudio Scarchilli : Un membre du gang de Frank
Claudio Mancini : Le grand frère de Harmonica (flashback)
Dino Mele : Harmonica enfant (flashback)

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Re: Il était une fois dans l'Ouest (1968) Sergio Leone

Message par Cooper le Sam 12 Avr - 21:59

BANDE ORIGINALE  / IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST
ENNIO MORRICONE


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La musique du film a été composée et dirigée par Ennio Morricone, complice de Sergio Leone. Selon certaines interviews du compositeur, Leone lui aurait fait refaire le travail vingt fois avant de se déclarer satisfait. La musique était jouée sur le plateau durant le tournage afin de mieux imprégner les acteurs. La bande originale resta très longtemps en tête des hit-parades.

Chacun des quatre thèmes principaux est joué à l'apparition d'un personnage du film. L'harmonica désaccordé pour Charles Bronson, une séquence grinçante à base de cordes puis s'élargissant à tout un orchestre pour Frank, une phrase très séquencée pour Cheyenne. Pour Jill, une séquence de ragtime ou une autre romantique avec des voix angéliques.

L’accompagnement musical, lui aussi très célèbre de Morricone, accentue les effets, de sorte que la théâtralisation de l’image et la musique très expressive font penser à un grand opéra baroque. La musique et l'image procèdent en effet l’une de l’autre, se nourrissent l’une de l’autre. Il suffit d’évoquer la terrible séquence des deux frères, l’aîné juché sur les épaules de son cadet jouant de l’harmonica, dont toute la force provient précisément de cette alliance intime entre ce qui est montré au travers d’une image saisissante et ce qui est entendu dans une partition musicale allant crescendo.



TRACKLIST

Face 1
1. Il était une fois dans l'Ouest - 3:41
2. Come una sentenza - 3:05
3. Addio a cheyenne - 2:36
4. L'attentato - 4:39
5. La Posada n°1 - 1:38
6. La Posada n°2 - 1:30

Face 2
1. L'Homme à l'harmonica - 3:27
2. In una stanza con poca luce - 5:05
3. L'orchestraccia - 2:21
4. L'uomo - 1:01
5. L'America di Jill - 2:45
6. L'ultimo rantolo - 1:43
7. Finale - 4:10

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Re: Il était une fois dans l'Ouest (1968) Sergio Leone

Message par Walker le Dim 13 Avr - 18:21

LE FILM ( LES ACTEURS )

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Sergio Leone, qui avait essayé d'engager Charles Bronson dans les films Pour une poignée de dollars et Le Bon, la Brute et le Truand, obtint enfin son accord pour interpréter l'Harmonica, un Mexicain obnubilé par le désir de venger son frère assassiné par Frank.

Pour le rôle de Frank, Leone tenait absolument à Henry Fonda, en contre-emploi des rôles de braves types honnêtes, nobles et positifs qui firent sa renommée : il joue ici un tueur ignoble n'hésitant pas à massacrer des innocents et des enfants et crachant à tout bout de champ. Eli Wallach, qui interprétait Tuco dans Le Bon, la Brute et le Truand, persuada Fonda d'accepter le rôle. Ce dernier se fit projeter tous les films de Leone, qu'il ne connaissait pas, avant de prendre sa décision. Au tout début du tournage, Leone, voyant Fonda avec des lentilles de couleur marron et une moustache, voulut immédiatement le remplacer. Mais après avoir été maquillé et habillé, celui-ci convainquit le réalisateur sans avoir dit un seul mot. Sa performance est remarquable, car né en 1905, il avait 63 ans lors du tournage du film, dans lequel il semble beaucoup plus jeune, surtout dans le flash-back final qui révèle le motif de la vengeance d'Harmonica.
Le frère d'Harmonica est joué par Claudio Mancini, directeur de production du film.

L'actrice qui joue la femme indienne s'enfuyant de la gare en séquence d'ouverture est en réalité d'origine hawaïenne. Il s'agit de la femme de Woody Strode.
C'est à Robert Hossein qu'on proposa d'abord le rôle de Morton avant de le confier à Gabriele Ferzetti.

Le premier jour, Jason Robards arriva complètement ivre. Sergio Leone menaça de l'exclure du tournage s'il recommençait. Par la suite, il ne causa pas de problèmes, sauf le jour de l'annonce de l'assassinat de Robert « Bobby » Kennedy (le frère cadet de JFK). Il obligea alors Leone à arrêter le tournage pour le reste de la journée.
Pour la scène d'ouverture avec les trois tueurs (Stony,Snaky et Knuckles), Sergio Leone désirait, en forme de clin d'œil, les faire jouer par les trois protagonistes du Bon, la brute et le truand : Lee Van Cleef, Eli Wallach et Clint Eastwood. Mais ce dernier, dont la notoriété commençait à grandir, refusa, car son personnage mourrait dès le début du film. L'un de ces gredins est joué par Jack Elam, second couteau dont le strabisme sert admirablement la scène. L'acteur noir est Woody Strode, devenu célèbre dans le monde du western pour avoir joué le Sergent noir de John Ford. Le dernier larron, Al Mulock, a interprété un chasseur de primes manchot dans Le Bon, la Brute et le Truand.

Ce même Al Mullock se suicida pendant le tournage en sautant par la fenêtre de la chambre de son hôtel à Guadix, en Espagne, vêtu du même costume qu'il portait dans le film. Un des scénaristes, Mickey Knox, et le directeur de production, Claudio Mancini, qui étaient assis dans une chambre de l'hôtel, le virent passer de leur fenêtre. Selon Mickey Knox, la première réaction de Sergio Leone a été d'exiger de récupérer le costume de scène.

LE TOURNAGE ( MONUMENT VALLEY )

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Le tournage s'est déroulé d'avril à juillet 1968.
Le film a été tourné à Monument Valley en Arizona, dans la région de Moab en Utah ainsi qu'à La Calahorra et à Tabernas (à Western Leone) en Andalousie.
Les scènes d'intérieur de l'établissement de Lionel Stander, situé dans Monument Valley, ont été filmées à Rome aux studios Cinecitta. Lorsque les hommes de Cheyenne y pénètrent, on aperçoit un nuage de poussière rouge. Celle-ci a été apportée de Monument Valley afin de donner plus de réalisme à la scène.
La demeure des McBain est le reste du décor d'un village médiéval construit pour le film Falstaff d'Orson Welles en 1965 dans la région d'Almérie. Leone l'a racheté puis restauré.

Dans ce film, Claudia Cardinale et Paolo Stoppa font la plus longue randonnée de buggy de l'histoire du cinéma. Elle commence en Espagne, passe par Monument Valley en Utah et se termine à la ferme des McBain en Espagne.


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