La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par The Shadow le Lun 19 Avr - 6:20

LA HORDE SAUVAGE (1969) "THE WILD BUNCH"

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

SYNOPSIS

Déguisés en soldats, Pike Bishop et sa bande de hors-la-loi cherchent à s'emparer de la paie des ouvriers du chemin de fer. Mais un piège leur est tendu par Deke Thornton, un ancien compagnon d'arme de Pike. Pour se refaire de leur coup raté, Pike et ses hommes s'allient alors avec un chef mexicain, Mapache, pour attaquer un convoi d'armes de l'armée américaine. Mais Deke est à leurs trousses ; il a 30 jours pour les rattraper et éviter ainsi de retourner en prison.

FICHE TECHNIQUE

Titre français : la Horde sauvage
Titre original anglophone : The Wild Bunch
Réalisation : Sam Peckinpah
Scénario : Walon Green et Sam Peckinpah
Adapté d'une histoire de Walon Green et Roy N. Sickner
Sociétés de production : Warner Brothers/Seven Arts
Producteurs : Phil Feldman et Roy N. Sickner
Musique originale : Jerry Fielding
Directeur de la photographie : Lucien Ballard
Montage : Louis Lombardo
Pays :  États-Unis
Genre : drame, western
Durée : 134 minutes (première version), 179 minutes (director's cut)
Format : Panavision (anamorphique), 35 mm, 2.35.1 (Technicolor, son Mono)
Date de sortie :  États-Unis : 18 juin 1969

DISTRIBUTION

William Holden : Pike Bishop
Ernest Borgnine : Dutch Engstrom
Robert Ryan : Deke Thornton
Edmond O'Brien : Freddie Sykes
Warren Oates : Lyle Gorch
Jaime Sánchez : Angel
Ben Johnson : Tector Gorch
Emilio Fernández : général Mapache
Strother Martin : Coffer
L.Q. Jones : T.C
Albert Dekker : Pat Harrigan
Bo Hopkins : Crazy Lee
Dub Taylor : Revérend Wainscoat
Paul Harper : Ross
Jorge Russek : Major Zamorra
Alfonso Arau : Lt. Herrera
Rayford Barnes: Buck
Bill Hart : Jess
Chano Urueta : Don José
Elsa Cárdenas : Elsa
Stephen Ferry : Sgt. Mc Hale
Aurora Calvel : Aurora

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Quelle distribution ... Magnifique William Holden, dont ce n'est pas le dernier film, mais peut être malgré tout le chant du cygne.
Et à côté de lui, même chose pour Robert Ryan, qui ne tournera plus grand chose de significatif ensuite.
Ernest Borgnine, parfait en second rôle, tout comme Ben Johnson.

Peckinpah marque un grand coup lors de la sortie de ce film, dont les dernières minutes sont proprement incroyables, même encore aujourd'hui.
La violence, la sécheresse du propos, la stylisation des décors, tout contribue à faire de ce film un des westerns forts de la décennie.

Quelquefois, je le regarde en espérant qu'à la fin Pike et son gang prendront une autre direction, et continueront à chevaucher dans l'Ouest.
En tout cas, Holden galope pour moi jusqu'à la fin des temps.

avatar
The Shadow
Nouveau MB Fondateur
Nouveau MB Fondateur

Messages : 325
Cartouches : 620
Réputation : 3
Date d'inscription : 12/04/2010
Localisation : LaHood US-CA

http://westerns-adventures.creer-forums-gratuit.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Daniel le Lun 19 Avr - 16:41

avatar
Daniel
Jules Verne 54
Jules Verne 54

Messages : 325
Cartouches : 412
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Age : 58

Revenir en haut Aller en bas

KILL THEM ALL, PIKE !

Message par pike bishop le Lun 19 Avr - 17:56

Il va sans dire que c'est un des films qui m'ont foutu une des plus grandes claques cinématographiques
de ma vie.. J'ai du le voir lors d'une perm de l'armée et heureusement qu'on ne nous distribuaient pas
des "machine-guns" comme çà, sinon j'aurais déjà été tenté de jouer à "PIKE" à cette époque et de faire
sauter tout le bazar !!! Je me souviens avoir hésité (peu) car la même semaine sortait "LES GEANTS de L'OUEST"
et une critique (Dans quel canard ?) titrait "Pauvre JOHN WAYNE, comme tu es dépassé !!!"

Sérieusement, j'ai vu la version dite longue (je crois que tu fais erreur VIN ou dans tes docs, la director'scut
fait juste 5' de plus que la version TV) 2H 20 et je suis resté scotché au fauteuil pour une deuxième séance,
voir comme dit VIN, si ça finissait pareil !!!

On a depuis tellement lu et revu sur ce film et sur son auteur...Jamais sans doute des personnages, de bandits,
de brutes, de losers, de dépassés ont été mieux cernés et décrits, jusqu'à nous les faire croire presque réels..
Aussi leur fin, nous met en état de catharsis profonde... Peckinpah disait vouloir dénoncer la violence,
il y a bien sûr ambiguïté , puisqu'en même temps son ballet au ralenti et son montage époustouflant nous
fascinent autant que nous horrifient..  

Néanmoins, si c'est comme on a dit, (j'en suis pas absolument convaincu
MAJOR DUNDEE était déjà aussi violent) en réaction au western européen, PECKINPAH nous montre ce que
produit la violence ( guerre, oppression, l'ordre des fusils et de la mitrailleuse) sur des êtres de chair et pas
sur des  mauvais figurants simulant des pseudos chutes, abattus par des mitrailleuses sorties tout droit de
chez moulinex...

Au delà des deux scènes de violence paroxytiques qui encadrent le film, il y a un amour démesuré du Mexique,
de la liberté et de ses personnages à bout de course...
Ah ! l'amitié virile et le sens de la meute !!! Les femmes sont toutes des p.... sauf Mamma..Mais on le sait
PECKINPAH était un gros macho, qui cachait peut-être sous alcool et violence un coeur un poil trop sensible..
N'empêche, quel film !!!
avatar
pike bishop
Jack Beauregard
Jack Beauregard

Messages : 213
Cartouches : 223
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Localisation : variable

Revenir en haut Aller en bas

J'envie toujours ceux qui ne l'ont jamais vu !!!!

Message par Clint Eastwood le Lun 19 Avr - 21:30

L'un de mes westerns CULTES par excellence !

Je me souviens de la première fois quand je l'ai vu : c'était un dimanche soir, sur TF1, à partir de 22h30 (je crois). Je trépignais d'impatience de le voir durant toute la semaine précédente tant le résumé du film et la critique me mettais l'eau à la bouche. Et quand je l'ai vu ! Quand je l'ai vu... une REVELATION à l'état pure. Quel western !

Tout me plaît : le générique avec ces enfants qui opposent des scorpions et des fourmis rouges (j'en avais eu des frissons) à qui ils mettent le feu ! ; la scène d'ouverture mêlant fanfare, "meeting" sur les méfaits de l'alcool et surtout le piège tendu à Pike et ses hommes, alors déguisés en militaires et braquant une banque, par un ex-complice et la tuerie qui s'ensuit ; l'attaque minutieuse du train ; leur implication dans la révolution mexicaine ; le général et sa mitrailleuse ; et la sublime scène finale désespérée, cruelle et triste à souhait... Parce que je m'y suis attaché à ces hors-la-loi vieillissants et tellement confondants de réalisme.

Moi aussi, Vin, j'espère à chaque vision, une fois par an, qu'ils vont s'en sortir, méritant leur retraite de bandits chevronnés. Hélas, non ! Sad
Et puis, ce Sam Peckinpah : quel réalisateur ! J'ai adoré tous ces films (sauf 1 ou 2 pas encore vus).

Et surtout, une brochette de stars incontournables du western : William Holden magnifique chef de gang, Ernest Borgnine, Ben Johnson, Warren Oates, Edmond O'Brien, Robert Ryan... Le must !

J'envie toujours ceux qui ne l'ont jamais vu !!!!
Mais quand, moi, je le revoie : je prends le même plaisir comme si je le découvrais pour la première fois.

Vive The Wild Bunch !

 
avatar
Clint Eastwood
Lago-city
Lago-city

Messages : 82
Cartouches : 88
Réputation : 0
Date d'inscription : 14/04/2010
Age : 40
Localisation : Sud-Ouest

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par tepepa le Lun 19 Avr - 23:22

pike bishop a écrit:
Néanmoins, si c'est comme on a dit, (j'en suis pas absolument convaincu
MAJOR DUNDEE était déjà aussi violent) en réaction au western européen, PECKINPAH nous montre ce que
produit la violence ( guerre, oppression, l'ordre des fusils et de la mitrailleuse) sur des êtres de chair et pas
sur des mauvais figurants simulant des pseudos chutes, abattus par des mitrailleuses sorties tout droit de
chez moulinex...

Ah ben tu vas te plaire ici! Laughing Laughing Laughing
Ceci dit je suis d'accord avec toi, ce mitraillage est le plus convaincant tous westerns confondus. Mais à deux réserves près:
1) Peckinpah a quand même quatre cinq ans de retard sur les italiens clown
2) Il avait sans doute un budget supérieur à pour une poignée de dollars, Django etc...

A+
avatar
tepepa
Bienvenue l'Etranger
Bienvenue l'Etranger

Messages : 2
Cartouches : 2
Réputation : 0
Date d'inscription : 19/04/2010

Revenir en haut Aller en bas

Et voilà TEPEPA !!!

Message par pike bishop le Mar 20 Avr - 6:20

Lis plus haut et pas uniquement avec la focale européenne..
Il y a autant de violence et de massacres dans "MAJOR DUNDEE" sauf qu'à l'époque de tournage
on ne peut se permettre encore les giclées de sang (censurées dans SPARTACUS de KUBRICK)
et PECKINPAH ne se prive pas pour autant des bains de sang mais n'utilisait pas encore le ralenti, pour accentuer la chose.

C'était, je crois, avant les "Spaghs" ou du moins tout au début des oeuvres gentillettes à la WINETOU...
D'accord, les américains ont d'autres budgets et aussi plus de méticulosité et de logistique derrière..
PECKINPAH a mis un temps fou (je ne sais plus si c'est 15 jours ou un mois) à tourner sa scène
finale, et des milliers de plans..Il a du bosser comme un fou sur ce montage...

Ce qu'aucun réalisateur Européen (A part LEONE peut-être, dans des montages inverses dans la longueur)
n'aurait eu le loisir ou la patience, ou l'autorisation de faire.

Mais ' THE WILD BUNCH"  n'est pas que deux massacres, c'est un superbe portrait de la fin de l'ouest sauvage
(la dernière aventure se situe déjà à l'étranger, le Mexique, terre encore d'anarchie) le Texas est policé,
milicé par les hommes du chemin de fer...Les derniers outlaws dépassés ne peuvent s'y raccrocher à rien
leur temps est fini et ce sont leurs portraits qui sont formidables aussi dans ces 2 H 20...
avatar
pike bishop
Jack Beauregard
Jack Beauregard

Messages : 213
Cartouches : 223
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Localisation : variable

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Daniel le Mar 20 Avr - 13:18

Alfred Hitchcock fut surnommé le maître du suspens, au même titre, Sam Peckinpah fut surnommé le maître de la violence. Il fut le tout premier réalisateur au cinéma à montrer au ralenti l'impact d'une balle sur le corps humain.  affraid
Voici un texte que j'ai trouvé dans le journal Libération (tiens, un québécois qui fouille et trouve dans les quotidiens français  geek) et donne raison à cousin Pike. Bonne lecture...

 sunny

La chevauchée sauvage de Sam Peckinpah.
CritiqueDeux films et un livre pour redécouvrir le cinéaste américain.

La Horde sauvage (1969) avec William Holden, Ernest Borgnine, Robert Ryan... Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia (1974) avec Warren Oates, Isela Vega, Gig Young..., ressorties en copies neuves et en version «director's cut». Sam Peckinpah. La Violence du crépuscule livre de François Causse, Editions Dreamland, 232 pp., 220F.

«Laissez-le fuir. Ils ne le croiront jamais», lance le jeune Peckinpah dans une courte apparition au milieu de l'Invasion des profanateurs de sépultures, film de Don Siegel (1956) auquel il a également collaboré comme scénariste. Ce fut le destin de Sam Peckinpah de fuir constamment vers les horizons lointains, lui qui a commencé par la série télé the Westerner, s'est adonné plus que de raison à l'alcool fort, n'a filmé que des dérives éperdues, et a fini sa vie totalement hors-jeu, en 1984. «Sam est mort tout seul, dans une saloperie de camping-car, perdu au milieu d'une montagne pelée. On ne l'a découvert que quelques jours plus tard», se souvient Alain Corneau, l'un de ses fans français. Peckinpah a fui son enfance trop solitaire, la violence qu'il n'a cessé de faire exploser dans ses films, et les directeurs de studios qui ont toujours voulu les mutiler.

Camions d'hémoglobine. Ce fut aussi son destin de filmer des choses proprement incroyables. Par exemple que l'on meurt au ralenti. L'impact sanglant d'une balle en pleine poitrine, un corps qui tombe lentement dans la poussière. Voici le cliché favori des enfants et des films d'action. L'original est signé Sam Peckinpah, systématisé dans les gunfights collectifs de la Horde sauvage en 1969. Peckinpah ne s'est jamais expliqué sur cette trouvaille. Influence radicalisée des premiers westerns spaghettis avec leur maniérisme hiératique? Erreur de défilement des rushes au ralenti, reprise au bond par le cinéaste? Mais Peckinpah ne laisse pas ce jeu au hasard.

Il impose aux acteurs une gestuelle «exagérée», introduisant combats et chutes dans un ballet chorégraphique morbide. Des camions entiers d'explosifs et d'hémoglobine arrivent sur le tournage. Les patrons de la Warner s'inquiètent. Que fait Sam? Cinéaste réputé violent et tête de mule, ce film est un peu sa dernière chance après la bagarre générale qui, sur le tournage de Major Dundee quatre ans auparavant, s'était finie en un duel singulier avec Charlton Heston à coups de sabre de cavalerie.

Séries B. Dix ans avant, au milieu des années 50, Peckinpah fut pourtant un des jeunes scriptwriters préférés d'Hollywood, engagé à 30 ans dans l'équipe de Don Siegel. Cette formation à l'école de la série B le propulse vers le média à la mode, la télévision. Il devient l'un des scénaristes et des réalisateurs majeurs des séries américaines, celles qui s'apparentent à un laboratoi re: Gunsmoke, Broken Arrow, the Rifleman, Klon dike et the Westerner; c'est lui et c'est déjà un autre cinéma, qui va mettre à mort le vieil Hollywood.

Fort de cette expérience, Peckinpah se lance dans le long métrage en 1961, avec the Deadly Companions, puis, en 1962, Ride the High Country. La mort en guise de compagne: western élégiaque à la Anthony Mann, ce film est une chevauchée tranquille, déjà presque ralentie, en compagnie de Randolph Scott et Joel McCrea, cow-boys magnifiques et vieillissants, traversant l'Ouest avec la mélancolie désabusée des héros de the Far Country. Peckinpah va-t-il s'éteindre au crépuscule de ces westerns à l'odeur de mort annoncée? Traversée du désert... la Horde sauvage interrompt cette belle agonie.

Peckinpah n'est pas seul à se réveiller en 1969: tout le cinéma américain est d'un coup debout aiguisé par de très jeunes gens en colère, aux noms encore inconnus: Scorsese, Coppola, Cimino, De Palma... La Horde sauvage n'invente pas seulement la mort au ralenti, mais aussi un cinéma américain qui se ressource, et s'épuisera, dans cette esthétique de la violence.

Les balles que tirent Robert De Niro à la fin de Taxi Driver, celles d'Al Pacino buttant un flic dans un restaurant du Parrain I, celles de la roulette russe du Voyage au bout de l'enfer, ont été forgées par Peckinpah. Sans doute parce que la violence décadente et dérisoire des westerns spaghettis devient dans la Horde sauvage l'expression d'une saine colère. Peckinpah était un homme sincère, pas un malin: «J'ai fait ce film parce que j'étais très en colère contre toute une mythologie hollywoodienne, contre un romantisme de la violence. C'est un film sur la mauvaise conscience de l'Amérique.» Ce que la critique new-yorkaise Pauline Kael écrira elle aussi pour témoigner de la dimension mondiale d'une polémique: «Plutôt que de faire vieillir un vin nouveau dans la bouteille du western, Peckinpah a fait exploser la bouteille.»

Le maudit. La carrière de «Bloody Sam» est relancée, même si chacun de ses films est l'occasion de rudes batailles, dont les effets dévastateurs atteignent sa santé avec la vitesse de directs au foie. Le village de Cornouailles où est filmé les Chiens de paille (1971, avec Dustin Hoffman) retourne sa haine contre lui; les liens de Steve McQueen et d'Ali McGraw dans the Getaway (1972) hystérisent un étouffant tournage placé sous tension; Pat Garrett and Billy the Kid, opus philosophique majeur, est martyrisé par les remontages, les coupes, les diktats de la MGM. Si bien qu'Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia (titre génial), en 1974, est l'aboutissement d'une période tumultueuse et radicale dans la vie et l'oeuvre de Peckinpah. Ce film maudit met définitivement les pieds dans le plat: le nouveau cinéma sera épique, trivial, abruti, rouge sang et bleu ciel, poussiéreux, maladif et alcoolique, ou ne sera pas.

Il a fui toute sa vie. Mais il a été rattrapé après sa mort, justement parce qu'il filmait des choses incroyables; sa postérité est phénoménale, Martin Scorsese, Quentin Tarantino, John Woo lui doivent beaucoup et revendiquent la filiation. Cet anarchiste siffla le chant funèbre du western mais aussi l'air de renouveau du cinéma américain.
avatar
Daniel
Jules Verne 54
Jules Verne 54

Messages : 325
Cartouches : 412
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Age : 58

Revenir en haut Aller en bas

Qui a vu la version director's cut de près de 3 heures (sacré veinard !) ?

Message par Clint Eastwood le Mer 21 Avr - 1:43

Je viens de voir sur le net que La horde sauvage - Director's cut - est disponible seulement en blu-ray disc !!!! Wink
Quelqu'un possède-t-il ce disc ? Qu'apporte cette 1/2 heure supplémentaire à la version CULTE de ce western ?

J'espère qu'un membre me répondra sans dévoiler - dirai-je - dans le détail les scènes inédites.
En tout cas, c'est un sacré veinard !  Wink  

PS : à quand la même chose en DVD ? Sad

avatar
Clint Eastwood
Lago-city
Lago-city

Messages : 82
Cartouches : 88
Réputation : 0
Date d'inscription : 14/04/2010
Age : 40
Localisation : Sud-Ouest

Revenir en haut Aller en bas

Le Director's cut

Message par pike bishop le Mer 21 Avr - 6:25

Je suis très dubitatif... Sur la description du blouré FNAC, il n'y a pas... de durée
Le descriptif des bonus est le même que le coffret collector dans les chutes, le matériel coupé du DVD,
il n'y a pas de quoi faire 20 Mns supplémentaires même pas 5 minutes.. s'il y avait 1/2 H de plus , je crois qu'on en aurait déjà entendu plus parler..

Je veux bien, ça me surprendrai, mais méfiance...THE WILD BUNCH, n'est pas MAJOR DUNDEE ou PART GARRETT, où il y a énormément de matériel éliminé ou perdu...
avatar
pike bishop
Jack Beauregard
Jack Beauregard

Messages : 213
Cartouches : 223
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Localisation : variable

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Lou le Lun 3 Mai - 16:43

A force de lire tous ces commentaires je viens de me commander ce film avec Director's cut en DVD mais chez nos amis anglais ...
Certain vont m'envier, car en effet j'ai vu ce film il y a fort longtemps (et je pèse mes mots !) et je me souviens avoir eu un goût de sang dans la bouche au final ...et vais donc le voir d'un oeil neuf car je m'en souviens pas très bien (par contre il me semble encore sentir les crispations dans mon estomac, ou est-ce mon imagination ?)

Donc je vais prendre mon courage à deux mains et je vous donnerai mon impression tout prochainement.
Voici le film commandé :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
Lou
Permis de cheval
Permis de cheval

Messages : 1031
Cartouches : 1205
Réputation : 11
Date d'inscription : 15/04/2010
Age : 54
Localisation : Jura(ssic) Parc

http://films-muets.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

8 Minutes 45 secondes

Message par pike bishop le Lun 3 Mai - 17:31

J'ai regardé le descriptif du DVD que tu as commandé.. La version habituelle (qui passe en TV) fait 2 H 16...
Mon DVD "Collector" avec la séquence du milieu reconstituée (que j'avais vue en salle à la sortie, ôtée
ensuite je ne sais pourquoi, expliquait la vieille blessure à la cuisse de PIKE) fait 2 H 19.

Le nouveau " DIRECTOR'S CUT" est annoncé à 2 H 25 ce qui ferait 6 minutes de plus...
Dans le descriptif ils donnent 8 minutes 45 de scènes "jamais vues" essentiellement dans le désert,
sur le train, sur le pont...

Il y a dans les bonus du mien, quelques scènes de ce genre, mais ce sont surtout des prises où l'opérateur
laisse filer la caméra..Pas sûr que PECKINPAH y tenait ferme dans son montage..

Néanmoins, j'en suis curieux, comme de tout film, en voir une partie supplémentaire, même non utilisée
est un petit bonheur de plus....De là à reconstruire des oeuvres, ultra mutilées comme MAJOR DUNDEE,
ALONG THE WIDE MISSOURI ou THE RED BADGE OF COURAGE il y a , hélas un abîme !!!
Tu nous feras un petit topo quand tu l'auras revu, hein LOU ?
avatar
pike bishop
Jack Beauregard
Jack Beauregard

Messages : 213
Cartouches : 223
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Localisation : variable

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Daniel le Lun 3 Mai - 18:15

J'ai le DVD région 1:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

La durée du Director's Cut est bien de 145 minutes (2h25) cher cousin Pike.

Pike, savais-tu que le film dans la version américaine (en anglais) présentée à l'époque dans les cinémas du Québec était de 134 minutes ? La version du même film en français était d'une longueur d'environ 139 minutes !!!!
avatar
Daniel
Jules Verne 54
Jules Verne 54

Messages : 325
Cartouches : 412
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Age : 58

Revenir en haut Aller en bas

Tagada t'Seins t'Seins !!!

Message par pike bishop le Lun 3 Mai - 19:19

Oui, comme pour la coupure centrale dans laquelle il y avait une vue du buste dénudé de AURORA CLAVEL,
quelques prises avec des poitrines féminines avaient été raccourcies (scène du bain dans la cave à vins des GORCH
avec leurs "fiancées")..Par contre les scènes sanglantes étaient laissées intactes...
Où se loge la censure outre atlantique ?
avatar
pike bishop
Jack Beauregard
Jack Beauregard

Messages : 213
Cartouches : 223
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Localisation : variable

Revenir en haut Aller en bas

tagada tout court !

Message par Lou le Jeu 6 Mai - 9:48

Ce film est déroutant, et je le dis comme je le pense, trop long ! ( Désolée... je ne peux pas dire quels sont les plans qui ont été rajoutés dans cette version, Pike ).

Il est dur, ce film : en gros, si j'ai bien suivi la loi elle-même est sans foi ni loi ( si je puis me permettre... ),
L'armée, qu'elle soit d'un côté ou de l'autre, c'est kif kif.

Tout le monde est cruel, enfants y compris, les deux "équipes" de Pike et Deke sont composées entre autres de 2 vautours - hystériques chez Deke, intéressés chez Pike. (A noter la performance de LQ Jones excellent en vautour surexcité, je pense que Walt Disney aurait été ravi de l'avoir comme modèle pour incarner ses vautours, par exemple dans le livre de la jungle ! ... Et il a une longueur d'avance avec son look : une vraie gravure de "warrior" dans les jeux vidéos actuels !)
J'aimerais comprendre comment des hommes tels que Deke et Pike supportent ces mecs ? ( Je vous le demande ? )
Deke parce qu'il a donné sa parole ? Pike pour se punir d'avoir lâché Deke ? ( pour lui c'est moins clair ... )

Les seuls points de repères "normaux" sont les villageois du village d'Angel qui font la haie d'honneur mortuaire au départ de la troupe de Pike et les indiens de la montagne qui viennent chercher leur caisse. ( On se demande d'ailleurs comment ils ont su qu'une caisse leur était destinée ? Reçu un message avec un nuage de fumée ? - en tout cas rien ne leur échappe ... )

Personne n'est épargné, enfants, femmes, hommes, jeunes, vieux, tout le monde est cruel, cynique ou intéressé ou lâche ou traître ou moche ou simplement méchant (pour ne pas dire c. !). A moins que le fait d'achever un gars parce qu'il ne voit plus rien ne soit un reflet d'une certaine bonté ( à défaut d'une bonté certaine ? )

Les grandes lignes sont assez claires : Tout le monde se languit de son enfance et de son innocence ( et j'avoue que c'est bien dit ):
Don Jose: We all dream of being a child again, even the worst of us. Perhaps the worst most of all.

L'honneur est important ( l'opinion de Dutch est discutable ) :

Pike Bishop: He gave his word.
Dutch Engstrom: He gave his word to a railroad.
Pike Bishop: It's his word.
Dutch Engstrom: That ain't what counts! It's who you give it *to*!
et
Pike Bishop: We're not gonna get rid of anybody! We're gonna stick together, just like it used to be! When you side with a man, you stay with him! And if you can't do that, you're like some animal, you're finished! *We're* finished! All of us!

( Sorry, j'ai vu une vo )
Au final la vie continue ( eh oui ! ) et la pluie finale n'est pas suffisante pour la grande purification rédemptrice. Ou alors c'est le bain de sang qui est supposé l'être ?

Je ne peux adhérer en rien en me mettant à la place des principaux protagonistes, ma maman m'ayant appris à plutôt être seule qu'être mal accompagnée. Visiblement les mamans de Pike et Deke n'ont pas transmis le même message !
C'est un film sur l'amitié, sans nul doute, mais c'est surtout un film très masculin ! ( c'est dit sans malice ! )
avatar
Lou
Permis de cheval
Permis de cheval

Messages : 1031
Cartouches : 1205
Réputation : 11
Date d'inscription : 15/04/2010
Age : 54
Localisation : Jura(ssic) Parc

http://films-muets.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Clint Eastwood le Sam 8 Mai - 22:01

Bonjour Lou

Ta critique est pour le moins surprenante, sinon originale. Peut-être parce que je n'ai lu QUE des critiques plutôt élogieuses sur La Horde sauvage... Si je comprends tu n'as pas vraiment aimé ? Du moins, c'est ce que moi j'en tire de ta tirade... Rolling Eyes

Parce que c'est un de mes westerns cultes, peut-être ne serai-je pas objectif à tes yeux, mais tu laisses apparaître que, finalement, il n'y a presque rien à sauver de ce film ?!!?

Comme tu le sais, l'Ouest est sauvage, cruel ; Pike et sa bande sont des hors-la-loi vieillissants, donc pas des enfants de coeurs, et Deke, un ancien de la bande, à qui on colle des chasseurs de primes crados et "vautours" effectivement ; le general Mapache est cruel ô possible.

Mais tous ne sont pas à écarter comme tu l'analyses avec ton énumération. Quitte à choisir un camp - moi, j'aime bien m'identifier à quelqu'un, prendre parti pour tel ou tel personnage, quand je regarde un film... - celui mené de main de maître par Pike est le plus "éthiquement" attachant : l'amitié et la parole est importante à leurs yeux ; ils ne tirent pas pour le plaisir mais pour s'en sortir (au contraire de Deke et les siens) ; ils se montrent humains finalement ; entre autres...

Et puis, même sans ce paragraphe pro-Pike, j'aurai aimé faire partie de sa bande et aller jusqu'au bout !
Amitiés.

L'Inconnu oublié


Dernière édition par Chris 68 le Jeu 18 Aoû - 18:35, édité 3 fois (Raison : corrections orthographiques)
avatar
Clint Eastwood
Lago-city
Lago-city

Messages : 82
Cartouches : 88
Réputation : 0
Date d'inscription : 14/04/2010
Age : 40
Localisation : Sud-Ouest

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Lou le Dim 9 Mai - 10:21

Bonjour Clint,
Merci d'avoir pris la peine de répondre ! Ce n'était pas de gaité de cœur que j'ai écrit le message précédent, j'aurais tant voulu pouvoir partager ce film avec vous, mais voilà, non, je n'ai pas réussi à adhérer, pire j'ai trouvé le temps long Sad

Je comprends ta réflexion, de même je m'identifie beaucoup aux personnages de film, à leurs manières d'agir dans telle ou telle situation, leurs habilités à garder le cap envers et contre tout (c'est effectivement le cas de Pike dans ce film, et c'est le personnage effectivement le plus "attachant" dans ce sens), mais là franchement, je ne m'identifie avec personne :cry: . Et ça n'a rien à voir avec la violence ni avec Pekinpah. (J'ai vu Major Dundee, Coups de feu dans la sierra, Guet-apens, et même les Chiens de paille il y a très longtemps).

J'ai même trouvé certaines scènes prévisibles, la chute des chevaux dans le sable (tout cavalier connait ce risque et je déteste qu'on brutalise les chevaux ...) la gorge coupée d'Angel (vu la cruauté du général, qu'attendre d'autre ?)
... ce film ne pas pas apporté de surprises ...

Il y de bonnes choses cela dit, les réparties relevées ci-dessus sont excellentes, ainsi que de nombreuses autres, de plus il y a une pléthore d'acteurs que j'apprécie particulièrement comme William Holden, Robert Ryan, Ernest Borgnine, Ben Johnson, LQ Jones...

Pour moi notre monde et notre époque sont terriblement cruels et pas simplement l'ouest de l'époque.
Le western a une représentation assez binaire de cette cruauté et c'est ce que j'apprécie en général : les bons sont bons, les mauvais sont mauvais (dans la vie c'est loin d'être aussi simple !). Dans ce film tous m'apparaissent comme "mauvais", ... plus ou moins ("If they move, kill them !" n'est pas pour moi une fine représentation d'un non désir d'utiliser son arme ... Une personne réellement tiraillée entre le bien et le mal se montre en général moins sûre d'elle il me semble ? non ?). Ce n'est simplement pas réaliste ! J'aurais apprécié un peu plus de nuances et davantage de subtilité !

Je suppose que je suis en quête d'espoir, donc ... oui, je suis en quête d'espoir, tout simplement ! :o :)
Amitiés,


Dernière édition par Lou le Dim 9 Mai - 16:57, édité 1 fois (Raison : corr ortho)
avatar
Lou
Permis de cheval
Permis de cheval

Messages : 1031
Cartouches : 1205
Réputation : 11
Date d'inscription : 15/04/2010
Age : 54
Localisation : Jura(ssic) Parc

http://films-muets.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Daniel le Dim 9 Mai - 13:43

Lou... j'aime énormément ta critique... Un regard féminin très clair sur un western très violent et surtout très macho... et dans un univers où la femme ma foi, n'a pas une place de choix. Une vision profonde des plus intéressantes chère cousine et qui diffère avec nos critiques et de notre objectivité masculine faut bien l'admettre. Merci à toi.
avatar
Daniel
Jules Verne 54
Jules Verne 54

Messages : 325
Cartouches : 412
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Age : 58

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Lou le Dim 9 Mai - 17:16

sunny Merci cher Cousin Daniel de me faire part de ton opinion, tu me rassures ! j'avais quelques scrupules à donner un avis négatif ... c'est toujours délicat d'exprimer ce genre de choses et le but n'était pas de gâcher le plaisir de ceux qui apprécient ce film... (mais voilà, c'est le tempérament spontané montagnard qui a parlé, on est directs sur nos monts ! Wink )

Pour me faire pardonner, j'offre volontiers mon DVD à qui le désire (c'est une version anglaise avec sous-titres anglais, voir plus haut) !!

PS J'aime bien ton nouvel avatar !
avatar
Lou
Permis de cheval
Permis de cheval

Messages : 1031
Cartouches : 1205
Réputation : 11
Date d'inscription : 15/04/2010
Age : 54
Localisation : Jura(ssic) Parc

http://films-muets.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Daniel le Lun 10 Mai - 13:52

Lou a écrit:sunny Merci cher Cousin Daniel de me faire part de ton opinion, tu me rassures ! j'avais quelques scrupules à donner un avis négatif ... c'est toujours délicat d'exprimer ce genre de choses et le but n'était pas de gâcher le plaisir de ceux qui apprécient ce film... (mais voilà, c'est le tempérament spontané montagnard qui a parlé, on est directs sur nos monts ! Wink )

Pour me faire pardonner, j'offre volontiers mon DVD à qui le désire (c'est une version anglaise avec sous-titres anglais, voir plus haut) !!

PS J'aime bien ton nouvel avatar !
Russell Crowe est devenu mon acteur préféré... sunny

Lou... Tout le monde à le droit à son opinion et pour moi c'est vraiment primordial. Un point de vue qui diffère avec celui des autres... c'est ça qui donne de la vie à un forum. De tels débats constituent la base même de la démocratie... Vive la libre circulation des idées !
avatar
Daniel
Jules Verne 54
Jules Verne 54

Messages : 325
Cartouches : 412
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Age : 58

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Clint Eastwood le Lun 10 Mai - 20:17

Merci Daniel de ce message glissé dans ce topic pour rappeler que, effectivement, un avis différent de la majorité fait réfléchir sur sa propre critique d'un film et donne une nouvelle direction de pensée au sujet abordé.

Pour ma part, Lou, ne t'inquiète pas : tu ne m'as pas gâché mon plaisir et, au contraire, avec ta vision de ce film, me pousse à le regarder très prochainement - et encore sous un nouveau jour, puisqu'à chaque vision d'un de mes films cultes, je remarque toujours des éléments que j'avais pas repérés la fois précédente...  Very Happy  Je ne sais pas ce que le film donne en version anglaise ; cette langue s'impose d'elle-même quand je n'ai pas le choix de la langue et cela s'est produit pour des films encore introuvables en piste française...

Lou, je voulais juste dire que ton analyse était originale !  Wink
Amitiés.

L'Inconnu oublié
avatar
Clint Eastwood
Lago-city
Lago-city

Messages : 82
Cartouches : 88
Réputation : 0
Date d'inscription : 14/04/2010
Age : 40
Localisation : Sud-Ouest

Revenir en haut Aller en bas

La HORDE ce n'est pas pour rien qu'elle est SAUVAGE

Message par pike bishop le Lun 10 Mai - 22:24

Il est sûr que c'est un film de "Macho"... Toutes les femmes sont des "putas" même Mamam !!!
La trahison féminine est présente tout au long du film...La fiancée d'ANGEL qui se vend à l'odieux MAPACHE et le brave avec cynisme...Les prostituées qui ont certainement vendus PIKE et DEKE au Texas..

Toutes les mexicaines vénales, même roulées par les deux frères ras du plafond, ou payée double par PIKE peuvent tirer dans le dos (celle qui abat PIKE..."BITCH"!!!)...
Et les "honnêtes" femmes américaines du début ..Une galerie de caricatures... La femme mariée, maîtresse de PIKE... Une infidèle...

Mais dans ce jeu de massacre, certaines femmes ont au moins la beauté comme avantage.. Le reste c'est un incroyable tableau BRUGHELIEN de l'Ouest, pas finissant, mais FINI.... Ceci dans une vision, un montage, des costumes, époustouflants, jamais vus encore d'une manière aussi paroxytique et réaliste avant 1968...Bien sûr depuis, on est allé plus loin depuis dans le boum- boum et les chairs éclatées..

C'est un film sur des survivants..Des survivants dépassés, à bout de course, obsolètes dans un monde qui s'est fait aussi cruel, si ce n'est plus qu'eux....
Il n'y a plus rien à conquérir à l'Ouest, plus de refuges pour les outlaws...La police, l'armée (inefficace et stupide) sont doublées par les milices et les chasseurs de primes, racaille pire que les outlaws recherchés... La dernière aventure est dans ce Mexique en chaos révolutionnaire..Erreur, erreur des derniers scorpions allant chercher manne dans la fourmilière...

PECKIMPAH fait un portrait au vitriol de l'Amérique..L'Amérique du 20 ° siècle, du profit, des ligues de vertu de l'ordre et de la pourriture capitaliste (l'ignoble ALBERT DEKKER)...Et plus transportant sa meute de loups fourbus dans un Mexique qu'il adore, il fait un portrait sans concession de l'âme humaine et de la corruption de l'être
que génère la  volonté d'imposer ce capitalisme..Armée faciste, soutenue par les US, instruite par les Allemands... (Ce n'est pas pour rien que PIKE, après avoir abattu MAPACHE, dans ce moment de flottement extraordinaire où tout semble encore possible, choisit le suicide collectif et sa première cible..Le commandant Allemand).

C'est dommage que tu n'aies pas apprécié, LOU, mais sans doute avec ta sensibilité féminine et un goût du "beau" (comme tes vallées) tu ne pouvais adhérer à ce jeu de massacre, dans lequel effectivement rien ne semble avoir grace aux yeux de PECKINPAH, même pas ses héros, dont il a toujours dit que ce sont des "losers"..
Je pense pas que les scènes rajoutées ( je demande à voir) fassent gagner grand chose au film..

Mais sur cette durée déjà longue sans cela..On vit avec ces derniers "durs" paumés et ils ressortent avec une véracité rare au ciné... PIKE n'a rien de l'ange ALAN LADD, mais il se raccroche à quelques valeurs simplistes, d'esprit de clan, de parole donnée de "loi du milieu" sans cette (anti) morale de bazar, il sait très bien qu'il n'est plus rien dans ce monde qui le dépasse déjà..Seuls quelques paumés adhèrent encore à sa loi, à son commandement..DUTCH par respect et "amour" (peut-être) le vieux SYKES, générationnellement, ANGEL et le petit-fils de SYKES par admiration de l'aîné prestigieux..Les autres
uniquement par lucre, mais prêts à quitter ou à moquer au moindre écueil...Situation que DEKE, l'alter-ego de PIKE subit de la part de son abominable bande de vautours...

Ce que l'on comprend et finit par "admirer" c'est que cette horde grognante, hétéroclite, vulgaire (les frères magnifiques dans leur bêtise brutale)  se soude finalement et retrouve son honneur dans un baroud final..Ils meurent pour l'un d'eux, que deux semblaient détester, mais se sacrifient car l'intégrité de l'un des leurs a été niée...
Ces minables scorpions retrouvent une ultime grandeur en détruisant la fourmilière faciste... Mort en ballet, au ralenti en chorégraphie, mort poignante, saisissante, inoubliable...

Pour LOU... L'épisode (crucial) de la caisse de munition est traitée avec ANGEL, pour ceux de son village, apparenté aux "Indios" révolutionnaires de la fin, parmi lesquels on reconnait le "viejo" du village...Tous sont d'accord, ANGEL, PIKE et les révolutionnaires, mais la confiance ne règne pas plus que lors des transactions avec les hommes de MAPACHE tous voulant rouler le partenaire..

THE WILD BUNCH est un film nihiliste, désespéré et pourtant profondément humain...Un portrait sans concession de l'âme humaine..Sans concessions, comme a toujours essayé de l'être son auteur.

avatar
pike bishop
Jack Beauregard
Jack Beauregard

Messages : 213
Cartouches : 223
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Localisation : variable

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Lou le Mar 11 Mai - 8:27

Pike, tu décris parfaitement ce film dans ses moindres détails, et tu as raison, je suis en quête de beau et d'espoir, je l'avoue sunny . Je suis d'accord avec ce que tu vois, ce qui ne change en rien mon opinion, dans le sens que je ne peux, ou ne veux simplement pas adhérer à ces valeurs ! et tu as raison quand tu dis que c'est un film sur des survivants (et on se sent forcément plus proches des survivants...)

Je crois comprendre que tu vois ce film comme un tableau ... et du coup ça change mon point de vue de spectateur cherchant plutôt à "adhérer" comme je le fais habituellement. Et là, je suis obligée de reconnaîte que le tableau est bien fait, les symboles sont clairs, les caricatures parfaites, les critiques nettes et sans appel, les personnages transparents, les paysages magnifiques. (C'est intéressant, il y a du progrès, je découvre un autre angle). Mais, comme dans la peinture, je n'aime pas trop l'hyperréalisme ! (même si j'apprécie la qualité du travail).


et Merci Clint ! sunny
avatar
Lou
Permis de cheval
Permis de cheval

Messages : 1031
Cartouches : 1205
Réputation : 11
Date d'inscription : 15/04/2010
Age : 54
Localisation : Jura(ssic) Parc

http://films-muets.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Russel Crowe

Message par Lou le Mar 11 Mai - 8:59

Daniel a écrit:  Russell Crowe est devenu mon acteur préféré...  sunny
!
Daniel ... c'est un acteur que je connais mal : j'ai en DVD "Gladiateur" et "LA Confidential" qui sont tous les deux excellents ... J'ai commandé "a beautiful mind" et me réjouis de découvrir son "Robin des Bois" ! As-tu d'autres titres à conseiller ?
avatar
Lou
Permis de cheval
Permis de cheval

Messages : 1031
Cartouches : 1205
Réputation : 11
Date d'inscription : 15/04/2010
Age : 54
Localisation : Jura(ssic) Parc

http://films-muets.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Daniel le Mar 11 Mai - 13:38

Lou a écrit:Daniel ... c'est un acteur que je connais mal : j'ai en DVD "Gladiateur" et "LA Confidential" qui sont tous les deux excellents ... J'ai commandé "a beautiful mind" et me réjouis de découvrir son "Robin des Bois" ! As-tu d'autres titres à conseiller ?

Oui Lou. Je vais t'envoyer l'information par message privé puisque nous sortons des cadres de la discution sur La horde sauvage.  Wink
avatar
Daniel
Jules Verne 54
Jules Verne 54

Messages : 325
Cartouches : 412
Réputation : 1
Date d'inscription : 13/04/2010
Age : 58

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Guybo le Jeu 13 Mai - 22:59

Howdy !!!

Des acteurs connus avec des gueules (Ernest Borgnine - inoubliable dans 'Marty', William Holden - inoubliable dans 'Les ponts de Toko-Ri', Robert Ryan - inoubliable dans 'Feux Croisés', pour en nommer que 3)dans un western, trop violent à mon goût.  J'ai vu le film et je l'ai dans ma collection, mais cela manque de poësie.  

Je préfère de loin les westerns de John Ford, qui sont peut-être plus vieux, moins réalistes, mais qui font rêver.  Et à mon humble avis le cinéma n'est pas là pour nous donner des leçons sur la violence ou la cruauté, mais son but est de nous divertir et si possible de nous émouvoir et cela même dans l'action. De Sam Peckinpah, je préfère de loin son western crépusculaire  'Coups de feu dans la Sierra'.

Happy Trails,
Guybo.
avatar
Guybo
Ernst Graeber
Ernst Graeber

Messages : 2658
Cartouches : 2827
Réputation : 8
Date d'inscription : 12/04/2010
Age : 55
Localisation : Canyon de Chelly

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Horde sauvage (1969) Sam Peckinpah

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum